Réduisez vos mensualités jusqu'à 60% et équilibrez votre budget !
L'assurance vie et les différents régimes matrimoniaux
Lors de la souscription d’un contrat d’assurance-vie par une personne mariée, vous devez systématiquement vous poser la question du régime matrimonial ?
Il a une importance capitale sur le sort du contrat d’assurance-vie en cas de divorce ou de décès.
De là découle une seconde question : est-il préférable d’ouvrir le contrat en co-souscription (soit un contrat pour les deux époux) ou en souscription simple (soit un contrat pour chaque époux) ?
- 1 - Panorama des principaux régimes matrimoniaux :
REGIMES
MATRIMONIAUX |
CARACTERISTIQUES |
| I – Communauté réduite
aux Acquêts (régime légal depuis 1966) |
Les
biens acquis (ainsi
que les dettes) pendant
le mariage sont mis
en commun et répartis
en deux parts égales
au moment de la succession. Les biens antérieurs restent propres à chacun. |
| II – Communauté de
Meubles et Acquêts (régime légal avant 1966) |
Les
biens « meubles » (liquidités,
valeurs mobilières,
mobilier, …)
antérieurs au
mariage rejoignent
la communauté qui
sera divisée
en 2 parts égales. Les « immeubles » antérieurs restent propres à chacun. |
| III – Communauté Universelle avec clause d’Attribution intégrale au survivant | La totalité des biens (et des dettes) de chaque époux est mise en commun. Cette clause, transfère l’intégralité du patrimoine au conjoint survivant : la succession ne s’ouvre qu’au second décès. |
| IV – Séparation de Biens | Chaque époux
reste propriétaire
des biens & dettes
acquis avant le mariage
ET de sa contribution
personnelle à l’enrichissement
du couple. Chacun des époux dispose ainsi de son patrimoine (actif & dettes ). |
| V – Participation aux Acquêts | Pendant
le mariage, les biens
et dettes sont gérés
indépendamment
et sont propres à chacun
des époux, A la dissolution, le survivant participe pour moitié à l’enrichissement réalisé par le conjoint. |
- 2 - 1 - Époux mariés sous le régime de la communauté réduite aux acquêts
(c’est-à-dire « sans contrat », soit le régime légal depuis 1966)
Deux types de souscription sont possibles :
1. un contrat en co-souscription
avec dénouement au 1er décès
ou
2. un contrat
pour chacun à titre
individuel.
La principale différence
entre ces deux modes de souscription
est la gestion :
En effet,
pour des époux
voulant gérer
ensemble leur argent,
il peut être
intéressant
de faire une co-souscription
avec dénouement
au 1er décès.
Au contraire, certains veulent conserver leur indépendance de gestion et ils auront plutôt intérêt à souscrire deux contrats distincts. Dans ce cas seul le souscripteur pourra exercer les pouvoirs de gestion (avances, rachats, arbitrages, délégation de créance, désignation de la clause bénéficiaire. Par contre, la valeur du contrat sera considérée comme un bien commun.
Dans cette hypothèse, chaque époux peut désigner comme bénéficiaire, son conjoint, on parle alors de contrats croisés.
A savoir :
Les époux peuvent librement gérer l’épargne
commune (principe de gestion concurrente définie par l’article
1121 du Code Civil) et donc souscrire chacun à leur nom un contrat
d’assurance, même s’il est alimenté par des fonds
dépendant de la communauté.
- 2 - 2 - Époux mariés sous le régime de la communauté universelle avec clause d’attribution intégrale au conjoint survivant :
L’ouverture du contrat en co-souscription avec dénouement au 2nd décès se justifie totalement.
En effet, comme le patrimoine des époux n’est pas distinct, tout appartient à la communauté. En cas de décès de l’un, tout revient à l’autre sans droits de succession à payer. La co-souscription avec dénouement au 2nd décès est donc idéale pour un tel couple. Le contrat d’assurance-vie ne se dénouera pas au décès du 1er époux mais à celui du 2nd.
La gestion est assurée par les époux tant qu’ils sont en vie tous les deux. Au décès de l’un, l’autre gérera seul le contrat.
- 2 - 3- Époux mariés en séparation de biens :
La souscription individuelle est
l’unique solution.
Les compagnies refusent
de faire une co-souscription pour
des époux mariés
sous ce régime. Il y aura
donc un contrat pour chaque époux.
Chacun gérera son contrat à sa
guise.
- 2 - 3 - 1 La désignation du bénéficiaire en co-souscription :
La désignation du bénéficiaire est faite conjointement par les co-souscripteurs. Les compagnies d’assurance demandent donc aux co-souscripteurs de se mettre d’accord sur la désignation d’une même clause bénéficiaire.
La clause bénéficiaire testamentaire est impossible en co-souscription.
Pendant la vie du contrat : Les co-souscripteurs doivent gérer
en commun le contrat.
En cas de versements complémentaires, rachats ou avances, arbitrages,
modifications de la clause bénéficiaire …, les co-souscripteurs
doivent être en accord avant de faire toute demande auprès de
la compagnie d’assurance.
À la clôture du contrat :
Nous traitons ici
de ce qu’il advient du contrat d’assurance-vie
sur le plan civil suite au décès de l’un des co-souscripteurs.
- 2 - 4 - Epoux mariés sous le régime de la communauté réduite aux acquêts (sans contrat) :
• Souscription simple : si l’époux défunt a souscrit individuellement un contrat d’assurance-vie avec :
des fonds propres
→ pas de récompense* à la communauté.
des fonds communs et que le bénéficiaire est le conjoint
survivant
→ pas de récompense* à la communauté.
des fonds communs et que le bénéficiaire
est un tiers
→ une récompense* est due à la communauté.
* Lors de la liquidation du régime légal (suite à un décès, par exemple), le notaire établit les récompenses dues à la communauté par un époux.
Exemple de récompense due à la communauté par un époux : dette contractée dans un intérêt personnel et payée par des deniers communs.
• Co-souscription avec dénouement au 1er décès :
Au 1er décès, le contrat d’assurance-vie est dénoué et les sommes sont versées aux bénéficiaires désignés.
Le co-souscripteur survivant n’a plus aucun droit sur le contrat, il peut seulement se prévaloir de la faculté de récupérer les sommes accumulées s’il a été lui-même désigné comme bénéficiaire du contrat en cas de décès.
- 2 - 5 - Époux mariés en séparation de biens :
• Souscription simple :
En cas de décès, les capitaux seront versés aux bénéficiaires
désignés, sans aucune récompense à la communauté,
les patrimoines étant distincts l’un de l’autre. Le conjoint
peut seulement avoir été désigné comme bénéficiaire
du contrat d’assurance-vie souscrit pa son époux défunt et
donc récupérer l’épargne acquise.
Cas particulier d’une co-souscription avec dénouement au 2nd décès pour des époux mariés sous le régime légal et risques fiscaux encourus
Nous vous avons dit plus haut (voir tableau de la page 4) que des époux mariés sous le régime légal ne peuvent souscrire que de deux façons différentes :
1. un contrat en co-souscription avec dénouement au 1er décès
ou
2. un contrat pour chacun à titre
individuel.
Néanmoins, juridiquement, des époux mariés sous le régime de la communauté réduite aux acquêts ont la possibilité de souscrire une assurance-vie en co-souscription avec dénouement au 2nd décès. Cependant, compte tenu du risque fiscal encouru, les compagnies d’assurance refusent ce type de souscription.
- 3 - Assurance-vie et régimes matrimoniaux. Pourquoi ? Exemple :
Prenons l’exemple de Monsieur et Madame Lésamours mariés sous le régime légal :
Ils ont chacun souscrit un contrat d’assurance-vie à titre individuel avec des deniers communs (cas très fréquent).
Monsieur décède et son contrat se dénoue donc au profit du bénéficiaire (peu importe qu’il s’agisse du conjoint ou d’un tiers dans cet exemple).
Madame possède encore son contrat d’assurance-vie ouvert à son nom, mais comme il a été souscrit avec des deniers communs, la valeur de rachat du contrat de Madame doit être pris en compte dans la succession de Monsieur pour ne pas désavantager les héritiers. Il sera donc inscrit à l’actif de la communauté.
Nous venons de traiter le sort civil (= règlement de la succession) du contrat d’assurance-vie, mais qu’en est-il du point de vue fiscal ?
Fiscalement, c’est tout à fait différent ! En effet, pour le calcul des droits de succession à payer, la valeur de rachat des contrats non dénoués (c’est-à-dire appartenant au conjoint survivant) n’est pas prise en compte.
… si Monsieur et Madame Lésamours avaient pu souscrire un contrat d’assurance-vie en co-souscription avec dénouement au 2nd décès ?
Le contrat serait comptabilisé civilement dans l’actif de la communauté, tout comme deux souscriptions individuelles (cas présenté ci-dessus).
Par contre fiscalement, il y a un risque de requalification en « donation indirecte ».
En effet, au 1er décès, le contrat se poursuit et le survivant est considéré comme le souscripteur unique du contrat. L’Administration Fiscale peut considérer qu’il y a « donation indirecte » entre les époux (donation du défunt au profit du survivant) et demander des droits à payer par le conjoint survivant. C’est pour cette raison que les compagnies refusent la co-souscription avec dénouement au 2nd décès pour des époux mariés sous le régime légal.
- 3 - 1 - La date du mariage :
Notez bien la date de célébration du mariage !
En effet, pour les couples mariés avant le 01/02/1966, le régime
légal de l’époque était celui de la communauté de
meubles et acquêts : les biens « meubles » (liquidités,
valeurs mobilières, mobilier, etc.) acquis avant le mariage rejoignent
la communauté. Les « immeubles » antérieurs au
mariage restent propres à chacun.
Depuis le 01/02/1966, le régime légal est celui de la communauté réduite
aux acquêts.
- 3 - 2 - La clause de préciput :
Si l’on veut éviter qu’au niveau civil, les contrats d’assurance-vie ouvert au nom de l’époux survivant ne soient comptabilisés comme un acquêt de communauté dans la succession de l’époux défunt, il faut procéder à un aménagement du régime matrimonial des époux mariés sous le régime légal.
Ils peuvent par exemple (en consultant leur notaire) inclure une clause de préciput (Article 1515 du Code civil) portant précisément sur le ou les contrats d’assurance vie.
En quoi consiste cette clause ?
La clause de préciput permet au survivant des époux, de prendre en nature, avant le partage, certains biens dépendant du patrimoine commun, sans devoir les imputer sur sa propre part.
Le conjoint survivant bénéficie d’un avantage supplémentaire puisqu’il peut prendre, avant le partage entre les héritiers, un bien commun.
Le ou les contrats d’assurance vie peuvent donc faire l’objet d’une clause de préciput en pleine propriété. Ainsi, la valeur de rachat du contrat d’assurance vie ne pourra pas être retenue dans la succession et ne fera l’objet d’aucune requalification fiscale.
ACCUEIL
Dernières actualités fiscales
Projet Loi de Finance 2010
Travaux et développement durable en faveur des logements locatifs

Comparateur de Mutuelles
Défiscaliser avec la loi Scellier
Indice INSEE des loyers

Livret A, Livret Bleu, Jeune, CODEVI
La commission de surendettement
Contact
Succession - Régimes - PACS
Nouveaux droits de successionLa dévolution légale de la succession
Les droits du PACS
Donations et régime fiscal
Les régimes matrimoniaux
Acquisition d'un bien en commun
La tontine ou Pacte tontinier
Démembrement et nue-propriété
Nu-propriétaire 2009
Degrés de parenté Part successorale
Frais de notaire - Frais d'hypothèque
Les différents crédits
Le rachat de crédit immobilierLe crédit immobilier (conseils)
Hypothèques et Cautions
Les différents termes " taux bancaires"
Crédit amortissable Crédit in fine
Le crédit à usage locatif
Prêt locatif social ou PLS
Le prêt à taux 0 - PC - PAS - PR
Réforme du crédit à la consommation
Les assurances
Les régimes de l'assurance maladieAssurance auto - Bonus-Malus
Assurance crédit - ADI
Assurance habitat responsabilité civile
Comparez les Mutuelles

Assurance loyer impayé
Le contrat d'assurance vie
La fiscalité de l'assurance vie
Régime matrimonial et assurance vie
La rédaction de la clause bénéficiare
Assurance vie sur enfant mineur
Assurance vie personnes protégées
Assurance vie des non résidents
Epargne et Bourse
Taux Livret A, Livret Bleu, CODEVI...Epargne salariale PEE PEI PERCO...
Le Livret d'Epargne Populaire - LEP
Imposition des PEL de + 12 ans
Le CEL
Bourse Plus-value mobilière
Revenu des capitaux mobiliers
Fiscalité des actions et obligations
FCP - OPCVM - SICAV
Le PEA
Le PEP
PEA & PEP comparés
L'enveloppe fiscale du PERP
La loi madelin
La fiscalité européenne de l'épargne
Lois de défiscalisation
Dispositif Bouvard
Dispositif Jego

La loi Scellier

La loi Borloo neuf et ancien
La loi Robien
Le Robien recentré
Le Robien ancien
La loi Besson (remise à jour 2007)
La SCPI de Robien
La loi Girardin
La loi Demessine ou ZRR
La loi Malraux
Monuments historiques 2009

Locations meublées LMP et LMNP
Dispositif Lienemann
Impôts & Revenu foncier
La taxe Carbone pour 2010
Impôt sur le Revenu 2008
Plus-value immobilière
La taxe foncière
Le régime du micro foncier
Le revenu foncier - Imposition
Déficit et revenu foncier
Remise en location logement vacant
Exonération de la taxe d'habitation
Le syndic de copropriété
Convention avec l'ANAH
Le bouclier fiscal
ISF- Impôt Sur la Fortune
Crédits d'impôts accordés
Primes d'assurance loyers impayésIntérêts Résidence principale
Garde d'enfants de moins de 7 ans
Recrutement secteurs en difficulté
Acquisition d'une voiture propre
Récupération des eaux pluviales
Economies d'énergie - Chauffages
Exonération réduction d'impôts
Exo des heures supplémentairesDéduction des frais de repas
Dépenses auto, moto carburant / km
Exonération du salaire des apprentis
Des primes retour à l'emploi
Salaire étudiant (congés scolaires)
Tutorat pour personnes handicapées
Divers
La micro entrepriseRecherche